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LEXIQUE DE LA PEINTURE

B

*    Bleu de cobalt :     bleu de cobalt*
Synonymes : Bleu de Berlin, bleu de Saxe, bleu de Thénard, bleu hussard.
Pigment inorganique de synthèse qui succède au smalt (aussi à base de cobalt, mais au pouvoir colorant plus faible) au début du XIXème siècle. Inaltérable à la lumière, il présente selon Perego une courbe spectrale avec une remontée très nette dans le rouge profond, ce qui le rend très sensible à la qualité de la lumière (modification de l’équilibre chromatique de l’œuvre et phénomènes de métamérisme).
Bleu plus ou moins profond selon sa teneur en alumine, tirant légèrement vers le violet, mais moins que le bleu outremer, il est, dispersé dans un liant, peu lumineux, peu saturé, et assez peu couvrant (semi-transparent). C’est une couleur siccative, qui peut entraîner des problèmes accidentels (craquelures, plissements) si elle est employée sans précaution. Elle reste stable dans les mélanges.

Sources:

Philippe Ball, Histoire vivante des couleurs. Editions Hazan, 2005.
Mario Brusatin, Histoire des couleurs. Champs, Flammarion, 1996.
Michel Pastoureau, Bleu, histoire d’une couleur. Points, Le Seuil, 2002.
A. Mollard-Desfour, Dictionnaire des mots et expressions de couleur, le bleu. CNRS
édition, 1998.
Zuppiroli / Bussac, Traité des couleurs, Presses universitaires romandes, 2003.
François Perego, Dictionnaire des matériaux du peintre. Editions Belin, 2005.
.

 

Sites à consulter :

pourpre.com  
(http://pourpre.com/chroma/dico.php?typ=fiche&ent=cobaltbleu)

dotapea.
com
  (http://www.dotapea.com/bleusfroids.htm#lebleudecobalt)

*    Bleu outremer     bleu de cobalt*
Tiré du lapis-lazuli et employé depuis le moyen âge précoce (peintures murales en Afghanistan, en Inde et en Chine, manuscrits byzantins), il est synthétisé au début du XIXème siècle par Guimet. Il s’agit d’un bleu violet ou verdâtre (quand le pigment est très fin) dont la courbe spectrale remonte nettement dans le rouge profond. La version de synthèse a rapidement supplanté le pigment minéral, très cher, pour la fabrication des couleurs, et c’est aujourd’hui le bleu le plus utilisé dans la peinture.
Associé à un liant pour en faire une couleur, il est très peu lumineux, moyennement saturé, et assez peu couvrant, mais fixe à la lumière, très transparent et stable dans les mélanges. Son pouvoir colorant augmente avec la finesse du broyage. Très sensible aux variations hygrométriques, il peut, s’il est utilisé pur, s’altérer rapidement (maladie de l’outremer).


Sources:

Philippe Ball, Histoire vivante des couleurs. Editions Hazan, 2005.
Mario Brusatin, Histoire des couleurs. Champs, Flammarion, 1996.
Michel Pastoureau, Bleu, histoire d'une couleur. Points, Le Seuil, 2002.
B. Mollard-Desfour, Dictionnaire des mots et expressions de couleur, le bleu. CNRS édition, 1998.
Zuppiroli / Bussac, Traité des couleurs, Presses universitaires romandes, 2003. François Perego, Dictionnaire des matériaux du peintre. Editions Belin, 2005
.

Sites à consulter :

pourpre.com  
(http://pourpre.com/chroma/dico.php?typ=fiche&ent=outremer)
dotapea.com  
(http://www.dotapea.com/outremer.htm)

E

*    Bleus de phtalocyanine :
Pigments organiques de synthèse apparus vers 1930. Ce sont des dérivés du cuivre, qui ont des couleurs assez foncées, très intenses, plus vives que les bleus de Prusse et moins violettes que les bleus d’outremer, et peuvent prendre des nuances bleu cyan, bleu turquoise ou bleu paon. Ils possèdent un très grand pouvoir colorant et une excellente tenue à la lumière.
Dispersés dans l’huile, ils donnent des couleurs fixes à la lumière, intenses mais très transparentes. Ils sont très utilisés dans la peinture contemporaine, notamment pour les glacis et pour nuancer d’autres couleurs (verts et noirs composés).


Sources:

Philippe Ball, Histoire vivante des couleurs. Editions Hazan, 2005.
Mario Brusatin, Histoire des couleurs. Champs, Flammarion, 1996.
Michel Pastoureau, Bleu, histoire d'une couleur. Points, Le Seuil, 2002.
B. Mollard-Desfour, Dictionnaire des mots et expressions de couleur, le bleu. CNRS édition, 1998.
Zuppiroli / Bussac, Traité des couleurs, Presses universitaires romandes, 2003. François Perego, Dictionnaire des matériaux du peintre. Editions Belin, 2005.

Sites à consulter :

dotapea.com  
(http://www.dotapea.com/bleuschauds.htm#lesbleusphtalo)

*    Bleu de Prusse     bleu de cobalt*
Le bleu de Prusse est un pigment inorganique de synthèse qui apparaît au début du XVIIIème siècle. Sa courbe spectrale présente une très légère remontée dans le rouge, plus ou moins importante suivant les procédés de fabrication. D’abord employé dans le domaine de la teinture des tissus, il obtient rapidement un grand succès auprès des peintres.
C’est un pigment bleu très foncé, très transparent mais très siccatif et très colorant, qui se rapproche du noir quand il est dispersé dans l’huile. Il pâlit à la lumière, mais retrouve sa teinte à l’obscurité. Employé en fonds, il peut repousser, c’est-à-dire transparaître à la longue et, adsorbant les siccatifs, brunir ou verdir avec le temps. Il est moins employé dans la peinture depuis le milieu du XXème siècle, peu à peu supplanté par les bleus de phtalocyanine.


Sources:

Philippe Ball, Histoire vivante des couleurs. Editions Hazan, 2005.
Mario Brusatin, Histoire des couleurs. Champs, Flammarion, 1996.
Michel Pastoureau, Bleu, histoire d'une couleur. Points, Le Seuil, 2002.
B. Mollard-Desfour, Dictionnaire des mots et expressions de couleur, le bleu. CNRS édition, 1998.
Zuppiroli / Bussac, Traité des couleurs, Presses universitaires romandes, 2003. François Perego, Dictionnaire des matériaux du peintre. Editions Belin, 2005.

Sites à consulter :

pourpre.com  
(http://pourpre.com/chroma/dico.php?typ=fiche&ent=prusse)
dotapea.com  
(http://www.dotapea.com/bleusfroids.htm#lebleudeprusse)


E

*    Essence de térébenthine :
Solvant d’origine végétale (pins le plus souvent), utilisé comme diluant dans la peinture à l’huile. Elle doit être conservée à l’abri de l’air, de la lumière et de la chaleur pour lui éviter de graisser par oxydation.

G

*    Glacis :
Procédé qui consiste à appliquer une couche de couleur transparente, donc laissant passer la lumière, sur une couche de couleur opaque, généralement plus claire. Le glacis, destiné à donner de la profondeur et de l’éclat à la couche picturale, a longtemps été un procédé incontournable de la peinture à l’huile.

H

*    Huile sur toile :
Se dit d’une oeuvre exécutée :

1. Sur un support de toile enduite (coton, chanvre, mais le plus souvent lin) tendue sur un châssis.
2. avec des couleurs utilisant de l’huile (huile de noix, huile d’oeillette, huile de lin, huile de carthame…) comme liant pour les pigments afin de les fixer entre eux et sur le support de l’oeuvre.

 

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